Contexte

En raison de l'épidémie de covid-19, l'EES 2020 est annulée.

 

 

Les supernovae issues d’un effondrement gravitationnel (CCSN en anglais) sont les stades ultimes de l’évolution des étoiles de masse supérieure à environ dix fois la masse du Soleil. Divers types de CCSN existent. Si les progéniteurs de supernovae de type II ont été identifiés essentiellement comme des étoiles supergéantes rouges de masse initiale entre 8 et 20 masses solaires, il n’y a actuellement que deux candidats progéniteurs de supernovae de type Ib ou Ic. Par ailleurs, certaines supernovae sont aussi associées à un sursaut gamma dit “long et mou”, mais les conditions de cette association restent mal connues. Des effets d’environnements tels que la métallicité semblent jouer un rôle important. La récente détection, par les expériences LIGO-VIRGO, d’ondes gravitationnelles issues de la fusion de trous noirs stellaires de plusieurs dizaines de masses solaires, non prédits par la plupart des modèles, remet en question nos connaissances sur la transition étoile/objet compact. Le devenir ultime des étoiles massives, et notamment au-dessus de 20 masses solaires, reste ainsi largement méconnu.

A l’aube d’une ère où de nouveaux observatoires vont scruter les phénomènes transitoires, notamment ceux liés aux stades ultimes de l’évolution des étoiles massives (CTA, SVOM, E-ELT, JWST, par exemple), il paraît opportun de faire un état des lieux des connaissances et questions ouvertes sur l’évolution des étoiles massives. 

L'école est co-organisée par le PNPS (Programme National de Physique Stellaire) et le PNHE (Programme National Hautes Energies). Outre son aspect scientifique et formateur, elle permettra de rapprocher les communautés « stellaires »  et « hautes énergies ».
 
Elle s'articule autour de 7 cours (donnés en anglais) :
 
1. Evolution des étoiles massives, de la séquence principale à la phase pre-SN : Ana Palacios (LUPM)
2. Propriétés observationnelles des étoiles massives : Paul Crowther (Sheffield)
3. Supernovae core-collapse / théorie : Jérôme Guilet (CEA)
4. Supernovae core-collapse / contraintes observationnelles: Stephen Smartt (Belfast)
5. Sursauts gamma / théorie: Frédéric Daigne (IAP)
6. Sursauts gamma / contraintes observationnelles : Daniel Perley (Liverpool)
7. Etoiles à neutrons et trous noirs : Natalie Webb (IRAP)
 
Elle sera complétée par des travaux pratiques avec le logiciel libre d’évolution stellaire MESA (http://mesa.sourceforge.net/) et un séminaire sur les ondes gravitationnelles donné par Marica Branchesi (Gran Sasso Science Institute).

L’école se tiendra du 20 au 25 septembre 2020 au centre Paul Langevin du CNRS à Aussois. 

Elle est limitée à 40 participants. 

 

 Le SOC est composé de : F. Martins (chair, LUPM), J.-C. Bouret (LAM), S. Vergani (GEPI), C. Reylé (UTINAM). 
 
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